L'hypersexualisation des enfants, Maddy Jackson en question

L'hypersexualisation des enfants, Maddy Jackson en question

A seulement 4 ans Maddy Jackson est une grande habituée des concours de beauté. Mais alors que d'autres petites filles sont déjà à la limite de la décence avec du maquillage outrageux et des tenues courte, Maddy est allée encore plus loin.

En Grande-Bretagne et outre-Atlantique comme au Canada et aux États-Unis, entre concours de mini-miss et mode vestimentaire, de très jeunes enfants sont depuis quelques années déjà la cible d’une stratégie marketing qui génère des millions.

On les surnomme parfois « nymphettes », ou « mini-femmes ». Elles ont à peine 7 ou 8 ans et s’affichent lascivement, ultra maquillées, avec sacs de luxe, talons aiguilles et des poses de femmes qui savent ce qu’elles veulent ! Enquête sur un phénomène de société dérangeant : l’hypersexualisation des enfants, Maddy Jackson comme exemple.

A quatre ans, cette petite est l'une de ces enfants, participant à ces compétitions de reine de beauté. Et pour augmenter ses chances de victoire, sa mère a décidé de lui augmenter les seins. "Pour nous, ce qui arrive est normal"

Candidate à l'émission de téléréalité 'Toddles & Tiaras' (Bambins & Diadèmes) sur TLC Discovery, elle a choqué tous les spectateurs en imitant sa chanteuse préférée Dolly Parton.

Pour y arriver, elle a mêlé fausse perruque blonde perroxydée, maquillage outrancier, tenue rose flashy mais surtout elle s'est affichée avec un soutien-gorge bonnet C rembourré et des implants fessiers!

Complètement méconnaissable, elle n'a pas convaincu beaucoup de monde, notamment le styliste de Maddy, Michael Booth, qui pense que cette tenue est excessive : "Je n'étais pas grand fan de la tenue avec les seins ajoutés. Elle est très jeune mais espérons que le jury voit cela d'un bon oeil",a-t-il déclaré.

Ce scandale relance une nouvelle fois la question de l'hypersexualisation des enfants omniprésente dans le monde de la mode. Malheureusement cette tendance actuelle touche aussi les garçons qui plongent dans ce phénomène de société. Juste adolescents, de plus en plus cèdent aux sirènes de la mode sexy : marques de sous-vêtements apparents, piercings, tatouages, voire épilation intégrale.

Les conséquences ne s’en font pas moins ressentir et de nombreux psychologues interpellent les parents et la société pour dénoncer les dangers liés à une érotisation trop précoce.