Hormones de la domination et de la sexualité, quelle relation?

Hormones de la domination et de la sexualité, quelle relation?

Aprés l'affaire DSK, John Kennedy ou Silvio Berlusconi, J.-P. Friedman, un docteur en psychologie, enseignant et psychothérapeute, s'est penché sur les liens que l'on peut faire entre le pouvoir et le sexe...

Après avoir qualifié l'interview de DSK par Claire Chazal de "comédie, de pièce de théâtre où tout avait été planifié à l'avance". Après avoir regretté la "connivence" entre les deux intervenants et, de manière plus générale, le "milieu" qu'ils côtoient, J.-P. Friedman s'est penché sur les liens que l'on peut faire entre le pouvoir et le sexe.

Selon ce docteur en psychologie, enseignant et psychothérapeute, les hormones de la domination et de la sexualité sont identiques, les hommes politiques étant dominants par essence. Dans le système animal, les mâles se battent pour la possession de la femelle, qui choisira le mâle dominant. On remonte à l'origine animale et cela existe dans notre système nerveux. Cela pourrait expliquer l'attirance pour les hommes politiques."

Et d'aller encore plus loin: "La relation entre les politiques et leurs électeurs est presque d'ordre sexuel... Ayant assisté à des meeting politiques, j'ai souvent eu l'impression d'une copulation, qu'il y avait un orgasme des deux côtés."

J.-P. Friedman a souligné les différences qui existent entre DSK et John Kennedy ou Silvio Berlusconi, eux aussi ayant (ou faisant) les gros titres pour leurs frasques amoureuses. Là ou DSK est accusé de violence, les relations de Kennedy étaient consentantes. Quant au chef du gouvernement italien, il le classe dans le rayon des "dépravés". "Le séducteur n'est pas le violeur... ", a-t-il précisé.

Mais la classe politique ne se limite pas aux hommes. Qu'en est-il des femmes? Selon J.-P. Friedman, "il y a, en chacun de nous, un côté masculin et féminin. Dans un monde politique qui reste masculin, les femmes utilisent leur côté masculin pour se battre avec les mêmes armes. Certaines jouent, pour le public, le "je suis une femme" (ex: Ségolène Royal) alors que d'autres ne veulent pas faire de distinctions. ".