La fièvre

La fièvre

Durant les premiers mois, le nouveau-né réclame des soins attentifs qui permettront de détecter les signes d’un état pathologique : la fièvre peut en effet se révéler dangereux pour le bébé.

La fièvre est l’un des moyens de défense immunitaire de l’organisme contre les invasions microbiennes. En effet, les virus et les bactéries se multiplient plus facilement à 37° qu’à 39°C. La température s’élève sous l’action des germes infectieux et des poisons qu’ils libèrent dans le sang. Une fièvre traduit donc fréquemment une infection plus ou moins grave.

La fièvre se définit par une élévation de température du corps, c’est-à-dire la température des organes profonds, tels le foie et le cerveau. Cette température varie selon les individus et les moments de la journée : elle atteint son point culminant à 19h et son seuil le plus bas vers 3h du matin. On parle de fièvre au-dessus de 37,5°C.

Il est important d’évaluer la fièvre avec précision, à l’aide d’un thermomètre. La température rectale est le témoin le plus fidèle de la température centrale. Les températures buccale et axillaire (prise au niveau des aisselles) sont moins précises, car la bouche est trop éloignée des organes profonds tandis que la température épidermique est fonction du milieu ambiant.

A partir de 38,5°C, la fièvre devient préoccupante, surtout si l’enfant a moins de deux ans. A cet age, les principales complications sont la déshydratation et les convulsions.

Que faire en cas de fièvre ?

Certaines précautions élémentaires doivent être prises afin de limiter les poussées fébriles et d’éviter ainsi les complications :
  1. Conserver une température ambiante de 18°C à 19°C et bien aérer la chambre, surtout si elle est chauffée : la température du nouveau-né est en effet partiellement tributaire de la température extérieur ;
  2. Laisser l’enfant au calme dans sa chambre ;
  3. Ne pas trop le couvrir, proscrire tricots de laine, édredons et couvertures. La nuit un drap suffit ;
  4. Faire boire l’enfant de façon abondante et fréquente pour éviter la déshydratation due à la fièvre. S’il vomit, lui donner de l’eau par petites quantités ;
  5. Faire baisser la fièvre en donnant à l’enfant un bain dont la température est de deux degrés inférieure à la sienne ;
  6. Pour rafraîchir l’enfant, appliquer sur son front, ses épaules et ses cuisses des compresses humides et fraîches ou utiliser des vessies de glace en prenant soin de le déplacer régulièrement afin de ne pas léser la peau ;
  7. Pour empêcher la température de dépasser le seuil critique, donner des médicaments antithermiques (à base d’aspirine ou paracétamol).

Comment se comporter face à la fièvre ?

Si la fièvre est léger et isolée, il faut observer le comportement de l’enfant : s’il garde une allure et une vitalité normales, s’il conserve le sourire, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Il n’est pas besoin d’appeler le médecin : il suffit de surveiller l’évolution de la température en évitant de donner à l’enfant un médicament antithermique afin d’observer une éventuelle modification. Il faut prendre la température plusieurs fois dans la journée sans oublier qu’elle s’élève normalement d’un degré en fin d’après-midi.

Si la fièvre est très élevée ou persistante, il est recommandé d’appeler le pédiatre ou de demander conseil au pharmacien. Lorsque la température atteint ou dépasse 39°C chez le nouveau-né et 41°C chez le nourrisson, elle constitue une véritable urgence médicale, car elle peut entraîner des graves maladies.